Le Dolmen de la Baie de Briande, outre l'intérêt
qu'il présente sur le plan historique, est surtout intéressant
de part sa situation, avec une vue extraordinaire sur l'isthme de
Taillat.
A 100 mètres du Dolmen, au pied de la presqu'île de
Taillat, vous découvrirez une étrange bâtisse,
en partie restauré : la maison des douaniers, propriété
du Conservatoire du Littoral qui a en charge la sauvegarde et la
surveillance des 3 caps classés : Lardier,
Taillat et Camarat.
LE MOULIN
DE PAILLAS
L'Histoire des moulins
Le moulin de Paillas est un des éléments forts du
patrimoine bâti de Ramatuelle. Restauré en 2002, refait
à l’ancienne avec un mécanisme entièrement
en bois en état de marche et une meule prête à
moudre le blé, le moulin de Paillas se trouve au sommet du
village de Ramatuelle, sur la route qui rejoint Gassin et d’où
l’on surplombe toute la côte de Cavalaire à Saint-
Tropez.
Les bâtisseurs des moulins de Ramatuelle avaient choisi l’emplacement
idéal : bien élevé et bien dégagé,
battu par les vents. Le site du Castellas était l’endroit
parfait
A cet endroit, il y eut cinq moulins construits entre le 16ème
et 19ème siècle. Il n’en reste aujourd’hui
que des ruines, excepté bien sûr ce moulin de Paillas
dont la construction remonte au 19ème siècle. Pourquoi
ce nom de Paillas ? C’était celui du premier meunier,
Jean- Baptiste Paillas, issu d’une riche famille d’agriculteurs
ramatuellois.
A la fin du 19ème siècle, tous les moulins ont cessé
de fonctionner, les minoteries industrielles ayant pris le dessus.
Il aura donc fallu un siècle pour que renaisse un des moulins
de Ramatuelle, restauré dans la parfaite tradition de ce
qui existait auparavant
Sa visite
Le moulin est composé de sa base, la tour (ou fût)
sur laquelle est posée la toiture et toute la charpente.
La particularité de ces moulins en Provence est de pouvoir
s'orienter par rapport aux vents. C'est l'ensemble de la toiture
charpente qui va tourner, la tour en maçonnerie restant fixe.
L'intérieur du moulin est composé de bois. Il y a
2 petites poutres transversales que l'on appelle jougs, et deux
poutres longitudinales, les longerons. Cet ensemble forme la civière
qui va supporter toute la structure de bois et la toiture du moulin.
Le
centre est traversé par la poutre principale qui est l'arbre
moteur et dont l'extrémité sort pour soutenir les
ailes. En pied d'arbre, à l'autre extrémité,
l'arbre est maintenu plaqué grâce à une pièce
qui vient au- dessus : la prison.
Sur tout le pourtour de la tour se trouve un chemin dormant, qui
est fixe, et sur lequel vient s'appuyer le chemin de roulement.
Ce chemin de roulement peut bouger et tourner grâce à
des galets, ou patins placés dans des encoches sur le chemin
dormant. On met beaucoup de graisse sur ces galets pour permettre
à l'ensemble de la toiture de tourner.
Le mouvement du moulin se forme en partant des ailes à l'extérieur
qui en tournant font bouger l'arbre moteur qui vient entraîner
la grande roue au milieu, que l'on appelle le Rouet.
Le rouet est muni de dents, appelées alluchons qui viennent
s'engrainer dans les faisceaux de la lanterne, qui tournera à
son tour, entraînant le gros fer, qui a une forme carrée
afin de fonctionner comme un arbre à came. Les faisceaux
de la lanterne sont renforcés de plaques métalliques
pour éviter que le bois ne se déchire, car à
cet endroit la force est importante.
On verse le blé dans la trémie ; le blé passe
dans l'auget puis se déverse dans le coffre où se
trouvent les meules. Celles-ci sont formées de deux parties
: une meule dormante, qui est fixe, et une meule supérieure
qui va tourner pour écraser le grain. La meule comprend des
rainures qui permettent au grain écrasé de mieux s'écouler
dans le coffre. La farine est poussée vers la sortie du coffre
par un petit morceau métallique que l'on appelle éventail.
Le gros fer vient s'emmancher dans la pièce métallique
transversale de support de meule qu'on appelle l'anille. Elle n'est
pas visible puisqu'elle se trouve sous la meule tournante et sert
à soulever la meule par l'intermédiaire d'une pièce
métallique qui la prend en équilibre et qui est le
petit fer qui se trouve au dessous.
Ce petit fer est le pivot du système, pièce métallique
circulaire dont l'extrémité vient se placer dans une
boite en bronze, le tout est fortement graissé pour éviter
l'usure.
Autour du rouet se trouve un système de freinage : il est
aléatoire. A l'aide du volant de frein on peut écarter
le pied de frein. Ce sabot vient bloquer les ailes une fois que
le moulin est à l'arrêt.
En bas, le volant permet de régler l'écart entre les
deux meules. Il faut faire attention au bon écartement entre
elles, au début d'une part pour démarrer, bien les
écarter pour que l'entraînement se fasse, puis il faut
resserrer pour écraser le grain.
Document sans nom
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OFFICE DE TOURISME
ET DE LA CULTURE
Place de l'Ormeau -
83350 Ramatuelle